Les habitudes des consommateurs changent, êtes-vous prêts ?

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En cette période, une chose est sûre : nos habitudes sont bouleversées. Même confiné, impossible de ne pas observer les changements qui s’opèrent dans les médias, l’attitude, l’usage et les habitudes de consommation des consommateurs. Pour les entreprises, s’il y a bien une chose qui ressortira de cette crise, c’est que le virage numérique – toute plateforme confondue – est une nécessité.

 

Le commerce en ligne

La pandémie bouscule les habitudes d’achat des consommateurs qui risquent d’être encore plus nombreux à se tourner vers le web pour effectuer leurs achats; encore faut-il avoir une plateforme solide, mais aussi les opérations, les ressources humaines, les services de livraison et de transport pour répondre à la demande.

Presque 30% des répondants à un sondage diffusé et publié par le CEFRIO affirment avoir effectué davantage d’achats en ligne en raison de la propagation du virus. Si la crise perdure, les experts estiment que ce chiffre pourrait bondir à 60 %. Les sites web sont submergés par la demande des consommateurs. On se rend compte également que depuis le 11 mars, les ventes en ligne ont plus que doublées avec un bond moyen de 99 % comparativement à celles de 2019, toutes catégories confondues.

Par exemple, les consommateurs veulent profiter de cette période pour améliorer ou rénover leur domicile. Ainsi, la vente d’appareils ménagers, d’électroniques et de matériaux de construction en ligne est en forte croissance. Par contre, bien qu’on fréquente beaucoup de boutiques en ligne pour les vêtements, on achète moins de vêtements, on préfère attendre l’après Covid-19.

La maturité du commerce électronique de presque toutes les entreprises québécoises et canadiennes est aujourd’hui mise à l’épreuve. Rien de surprenant à ce que les commerçants qui possédaient près de 20 % de leurs revenus avec le commerce électronique avant la crise soient les mieux placés pour la traverser. Pour les autres, la route sera ardue, par contre une chose est sûre pour les PME, plusieurs études le démontrent – il est important de maintenir ses communications pendant cette période, que vous soyez une entreprise de service comme de fabrication avec ou sans plateforme numérique transactionnelle.

 

Demeurer présent dans l’espace public

Oui, le discours peut changer et certaines marques optent pour des messages de solidarité. Mais un maintien des investissements médias et publicitaire vous permet de rester présent dans l’esprit des gens et ceux-ci vont se souvenir davantage de vous lorsque la crise sera terminée.

Une étude de Harris Interactive/Yankelovich a questionné les consommateurs afin de savoir ce qu’ils pensaient des entreprises qui continuent à annoncer lors de ralentissements économiques:

– 86% d’entre eux affirment que ces entreprises restent dans leur «top of mind» lorsqu’ils seront prêts à dépenser à nouveau.

Au fur et à mesure que la population mondiale s’enfonce dans la pandémie, la consommation des médias augmente dans tous les canaux de communication à domicile. Au cours des dernières semaines, la navigation sur internet a augmenté de 70 %, suivies par la télévision traditionnelle qui elle a augmenté de 63 %. L’engagement dans les médias sociaux a pour sa part augmenté de 61 %, comparativement aux taux d’utilisation observés habituellement. L’utilisation globale de Facebook a augmenté de 37 %.

C’est dans la tranche d’âge des 18-34 ans que l’utilisation de toutes les plateformes de messagerie a le plus progressé. WhatsApp, Facebook et Instagram ont toutes connu une progression de plus de 40 % chez les moins de 35 ans.

Dans une autre étude, celle de Conviva qui a analysé la diffusion en continu (streaming), on observe pour le mois de mars une hausse fulgurante. En effet, l’utilisation a bondi de 20 % par rapport au mois précédent, avec une croissance tout particulièrement marquée en Amérique.

Du côté de la télévision: Il était à prévoir que les heures de grande écoute allaient changer. On observe que la période de grande écoute s’est transformée avec une diffusion plus uniforme sur plusieurs heures de la journée. Les heures de visionnement entre 10 heures et 17 heures ont augmenté de manière significative de près de 40 % dans l’ensemble, avec une augmentation du temps consacré à la diffusion en continu de 43 %. À la fois inversement et curieusement, entre 20 heures et 23 heures, période de grande écoute, on observe une baisse de 2 %. Ce fait s’explique sans doute par le fait que les gens sont présents très tôt le matin, tandis que les heures d’écoute en soirée sont restées relativement stables.

En somme, les entreprises qui tiennent le coup à travers la crise avec une communication claire, constante et cohérente, tout en portant une attention aux besoins des gens, seront celles qui vont s’en sortir plus solides et mieux positionnées que jamais.

 

-Sonya Bacon,
Directrice générale, bureau de Montréal