Lorsque j’ai vu dans ma liste de tâches de la journée, écrire sur mon expérience au Web2Day, j’ai su que ce serait une bonne journée!

Il y a quelques semaines, avec ma fantastique collègue Véronique (moi c’est Marie-Pier ✌), nous avons eu la chance de partir en France pour participer à la 10e édition du Web2Day, un événement numérique bien reconnu à Nantes. Encore mieux, nous avons voyagé avec une délégation de 22 professionnels et entrepreneurs québécois afin d’apprendre les meilleures pratiques d’Europe. C’est aujourd’hui, quand même un mois après (il y avait les vacances aussi), qu’on vous partage nos réactions, apprentissages et points de vue sur l’événement.

Marie-Pier et Véronique étaient présentes au Web 2 Day pour représenter Kabane

 

Le Web2Day, c’est quoi?

Le Web2Day, c’est 7000 participants et plus de 200 conférences offertes sur trois jours. L’événement est organisé par La Cantine, une association qui vise le développement de l’écosystème numérique de Nantes en organisant plus de 150 événements annuellement, dont le Web2Day. En 2018, pour le 10e anniversaire du Web2Day, c’est plus de 250 conférencières et conférenciers régionaux et internationaux qui ont été accueillis.

L’événement ne se limite pas à des conférences, il y a également un village, dans lequel les partenaires et entreprises intéressés tiennent des kiosques d’information, des soirées de réseautage qui se terminent bien souvent assez tard. Bref, le Web2Day c’est un événement épuisant, mais au combien stimulant.

 

Les conférences du Web2Day

Avec 200 conférences en 3 jours, je vous laisse deviner que nous n’avons pas pu assister à toutes les conférences. Voici le résumé de trois conférences qui m’ont plu.

Il n’y a pas de magie, tout est dans les détails

Une conférence de Thomas Buvignier
Product Owner à Bewizyu

Lors de ma première conférence au Web2Day, j’en ai appris plus sur l’importance des micro-interactions lors du développement d’application mobile. Effectivement, chaque seconde compte pour l’utilisateur lorsqu’il consulte du contenu sur son téléphone, jusqu’au temps d’attente de chargement d’une page. Comment maximiser ces secondes de manière pertinente et originale ? Voici les 6 « services » à rendre à l’utilisateur de Thomas Buvignier.

  • Informer. Informer l'utilisateur par le biais d'intervention qui l'aideront à comprendre plus rapidement la portée d'une action qu'il a accomplie. Pour le designer cela peut se traduire par l'apparition de micro-animation.
  • Distraire sert principalement à détourner l’œil de l’utilisateur des éléments qu’on ne souhaite pas mettre de l’avant, comme les moments d’attente.
  • Attirer l’utilisateur peut devenir très simple lorsqu’on y pense. Il peut s’agir d’une notification ou encore d’une clochette silencieuse en mouvement lorsque vous utilisez l’application.
  • Récompenser l’utilisateur se veut également une façon d’améliorer son expérience d’utilisation. Attention, on ne parle pas de grandes récompenses, mais simplement d’une reconnaissance lorsque l’utilisation est bien faite, comme un crochet lorsque l’on finit de répondre à un formulaire.
  • Amuser l’utilisateur fait qu’il est plus enclin à apprendre. L’expérience est toujours meilleure lorsqu’on s’amuse.
  • Surprendre l’utilisateur est un autre moyen de créer une réaction chez l’utilisateur. Le concept de l’« Easter egg », c’est-à-dire une fonction cachée à l’intérieur d’une application par le développeur, accroît l’intérêt de l’utilisateur pour le produit proposé.

Être conscient des détails est important et maximiser l’expérience des utilisateurs aussi, mais il faut tout de même éviter de faire n’importe quoi pour plaire, au risque de simplement faire fuir. Thomas Buvignier termine sa conférence avec une citation de Steve Jobs : « Les détails comptent, il vaut mieux attendre de les maîtriser », des mots qui appuient bien ses propos.

L’intelligence artificielle est-elle une personne comme les autres?

Table ronde
Florian Simon, Nathalie Neverjans et David Sadek

Ce qui m’a surpris de cette conférence est l’aspect légal lié au développement de l’intelligence artificielle. En effet, si l’on programme des machines pour qu’elles se comportent en humain et qu’elles interagissent avec nous, où s’arrêtera la responsabilité qu’on leur porte? Il y a également la conscience de la machine et les bris techniques qui nous amène à nous questionner sur l’avenir de l’intelligence artificielle attribuée aux robots.

L’humain peut toujours choisir pour lui-même, il est derrière ses décisions. Pouvons-nous en dire autant des objets intelligents? Quel est le taux d’erreur attribuable, d’un point de vue légal, à la machine?

Ainsi, deux réponses sont possibles:

  • Un défaut lié au produit, donc le fabricant.
  • Un mauvais usage de la machine, donc l’utilisateur du robot.

Encore une fois, ces réponses sont questionnables. La machine doit être indépendante, autonome dans ses mouvements et décisions. Les robots seront en mesure d’apprendre, donc de choisir, donc presque d’être un humain… La solution: penser une personnalité juridique pour cette nouvelle forme d’intelligence plus poussée.

Bon, il est certain que nous ne sommes pas encore là, mais ça fait peur.

Tendances visuelles: comment se démarquer en 2018

Stéphane Dussarps et Pierre Paybernes
Head of region, Getty Images

Conférence "Tendances visuelles: comment se démarquer en 2018" au Web 2 Day de Stéphane Dussarps et Pierre Paybernes

 

Lors de cette conférence, les deux responsables de région de Getty Images ont abordé trois principales tendances visuelles. Les données présentées sont basées sur plus d’un milliard de recherches effectuées au cours de la dernière année par les clients sur la plateforme.

La première tendance est la renaissance contemporaine, c’est-à-dire la réaffirmation du talent des photographes professionnels par la prise de photos inspirées de l’histoire de l’art dans un contexte contemporain. Les références aux peintures célèbres sont omniprésentes aujourd’hui tout comme la place grandissante de la diversité.

La deuxième tendance est  le réalisme conceptuel ou comment présenter la réalité de manière inattendue. En publicité, nous cherchons de plus en plus à nous rapprocher du quotidien de nos cibles pour les rejoindre plus fidèlement, et parfois pour les surprendre là où elles ne s’y attendent pas. Pour bien réussir le réalisme conceptuel, il faut jumeler réalisme et intrigue.

La troisième tendance est le masculin (re)composé. Il s’agit d’une façon de voir l’homme sous un nouveau jour. On s’intéresse à l’homme qui vit ses émotions et qui peut être vulnérable. Comme l’année dernière la tendance voulait défaire les stéréotypes féminins, cette année on tente de défaire ceux qui sont liés aux hommes.

Ce qui est plutôt cool avec le Web2Day c’est que la plupart des conférences sont enregistrées et disponibles sur YouTube. Alors, pourquoi ne pas prendre le temps de visionner cette conférence sur les tendances visuelles de 2018 ? Vous n’avez qu’à cliquer ici pour avoir accès à l’information et aux exemples à l’appui.

 

Ça flashe!

Le Web2Day, c’est un événement ÉNORME. Il y a beaucoup de monde, beaucoup de salles et beaucoup de conférences. Plusieurs choses m’ont surpris et impressionné.

D’abord le lieu. Effectivement, se déplacer entre deux salles peut prendre 10 minutes, ce qui est long quand il n’y a aucune pause entre les conférences.

L’identité visuelle a été renouvelée avec brio pour le 10e anniversaire, j’ai beaucoup aimé. De plus, là où les grandes salles se trouvent, aux Machines de l’Île s’ouvre sur un éléphant géant. J’ai beaucoup aimé, c’est tape-à-l’oeil.

J’ai également été impressionnée par la quantité de partenaires présents, l’aide disponible aux entrepreneurs et par l’importance de l’anglais et son utilisation dans le milieu du numérique français.

Ambiance du Web 2 Day

 

Moments forts (ou quétaine) 🙊

Pour terminer, ma participation au Web2Day a été positive du début à la fin. J’en sors avec de nouvelles connaissances, mais également très inspirée.

Une mention spéciale aux 22 autres personnes qui ont fait partie de la délégation avec moi. Des personnes inspirantes sans qui mon expérience n’aurait certainement pas été la même.

Également un merci particulier à la FrenchTech Angers qui nous a accueillis les deux premiers jours de notre périple. Nous avons eu la chance de rencontrer plusieurs intervenants pour nous expliquer et démontrer l’écosystème numérique de la ville.

Merci à tous pour l’accueil et les beaux moments. Ce n’est que partie remise pour un rassemblement en terre québécoise !

 

Marie-Pier Roy Dubé